Mardi 26 juin 2007
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16:37
bon continuons dans mes delires de lectrice amateur ( tres amateur)
je voudrai vous presentez un poeme
le tout petit probleme c'est que je n'ai ni le titre ni l auteur
je me souvien seulement que il a ete ecrit environ au milieu du vingtieme siecle ( je verifirai pour essayer de retrouver les autre information)
vous allez tres loing comme ca je le sent mais par chance j ai le texte
alors j aimerai vous montrer ce texte dabors
pasceque je le trouve beau
car il est grincant
il n est pas ecrit en language elaborer ( surtou vu l epoque ou il a ete ecrite )
et que c est un poeme qui ma marquer on ma beaucoup fait lire des poeme dans ma petit vie d ecoliere mais on ma toujours montrer des poeme ecrite de facon tres soutenue et j avou que pandent un
long moment j ai eut l esprit etriquer sur cela ( je l ai peut etre encore trop)
voici le texte
Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur sur le comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tete de l'homme
la tete de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tete couleur de poussière
ce n'est pas sa tete pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tete l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tete
une tete de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tete de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la machoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tete
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se repeter depuis trois jours
ca ne peut pas durer
ca dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derriere ces vitres
ces patés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boites
boites protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégées par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines
Un peu plus loin le bistrot
café-creme et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'interieur de sa tete
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines a manger
oeuf dur café-creme
café arosé rhum
café-creme
café-creme
café-crime arrosé sang !…
Un homme trés estime dans son quartier
a été égorge en plein jour
l'assassin le vagabond lui a vole
deux francs
soit un café arrosé
deux tartines beurrees
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garcon
Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur
cassé sur un comptoir d'etain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire
de l'homme qui a faim.